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Gingembre et curcuma ensemble : les bienfaits du duo santé

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Curcuma et gingembre se retrouvent dans les tisanes, les shots, les plats mijotés et les compléments. Derrière cette association très utilisée en médecine traditionnelle se cache un duo aux mécanismes d’action bien documentés, loin du simple effet de mode.

Inflammation chronique, articulation douloureuse, digestion lente, immunité fragile, glycémie instable : ce tandem d’épices agit à plusieurs niveaux, avec une synergie qui dépasse largement la somme de leurs effets individuels.

Atout Bénéfices du duo gingembre + curcuma
💪 Anti‑inflammation Association réputée pour apaiser les inflammations et la douleur.
🛡️ Boost immunitaire Renforce les défenses naturelles grâce aux antioxydants puissants.
⚡ Vitalité & énergie Soutient le tonus général et aide à réduire la fatigue.
🤍 Digestion Facilite la digestion et apaise les inconforts digestifs.

Gingembre et curcuma ensemble : un duo santé au service de l’inflammation

Le curcuma et le gingembre appartiennent à la même famille botanique, les Zingibéracées. Le curcuma doit l’essentiel de ses effets à la curcumine, tandis que le gingembre concentre ses actions autour des gingérols et des shogaols. Ensemble, ces composés modulant l’inflammation, le stress oxydatif et la réponse immunitaire forment une combinaison particulièrement intéressante en prévention et en accompagnement de nombreux troubles chroniques.

Dans la pratique, ce duo intervient sur des cibles biochimiques complémentaires : enzymes COX et LOX, facteur de transcription NF-κB, cytokines pro-inflammatoires, marqueurs de l’oxydation et de la glycémie. L’association gingembre–curcuma structure donc une vraie stratégie de terrain, utile pour les articulations, le système digestif, la santé cardiovasculaire et le métabolisme.

Mécanismes d’action : comment agissent le curcuma et le gingembre ?

Curcuma : la curcumine au cœur de l’action anti-inflammatoire

La curcumine, pigment jaune-orangé du curcuma, module en profondeur la cascade inflammatoire. Son action repose sur plusieurs leviers complémentaires qui expliquent son intérêt dans les troubles articulaires, cardiovasculaires et métaboliques.

Sur le plan biochimique, la curcumine :

  • Inhibe les enzymes COX-2 et LOX, impliquées dans la synthèse de prostaglandines et de leucotriènes pro-inflammatoires.
  • Bloque le facteur de transcription NF-κB, véritable chef d’orchestre de l’inflammation chronique.
  • Réduit la production de cytokines pro-inflammatoires telles que TNF-α, IL-6, IL-1β.
  • Augmente IL-10, cytokine aux propriétés anti-inflammatoires.
  • Diminue le stress oxydatif en neutralisant des radicaux libres et en soutenant les enzymes antioxydantes endogènes.

Ces actions combinées contribuent à la baisse de plusieurs marqueurs inflammatoires circulants, notamment la CRP (protéine C-réactive), l’IL-6 et le TNF-α. Cette modulation systémique donne une base rationnelle à l’usage du curcuma dans les pathologies d’inflammation chronique à bas bruit.

Gingembre : gingérols et shogaols au service de la circulation et de la douleur

Le gingembre renferme une quarantaine de composés antioxydants, parmi lesquels les 6-gingérols, 10-gingérols et les shogaols occupent une place centrale. Leur activité ne se limite pas à l’estomac : ils influencent la microcirculation, la coagulation et la propagation du signal inflammatoire.

Les principaux mécanismes observés chez l’humain et l’animal incluent :

  • Inhibition de la synthèse des prostaglandines et des leucotriènes via les enzymes COX et LOX.
  • Réduction de l’inflammation systémique par modulation des cytokines circulantes.
  • Effet antiagrégant plaquettaire modéré, intéressant dans une optique de prévention cardiovasculaire (en dehors de tout traitement anticoagulant sans avis médical).
  • Vasodilatation périphérique, avec amélioration de la circulation en surface et sensation de chaleur corporelle.

Ce profil explique son usage traditionnel dans les douleurs menstruelles, les migraines d’origine circulatoire, les nausées de différentes causes et certains troubles digestifs.

Synergie curcuma–gingembre : plus qu’une simple addition

L’association du curcuma et du gingembre crée une synergie pharmacologique. Les études cliniques et précliniques montrent un effet renforcé sur l’inflammation, la douleur et le confort digestif lorsque ces deux plantes sont utilisées ensemble, en particulier dans l’arthrose et les douleurs chroniques.

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Les principaux points de convergence incluent :

  • Effet anti-inflammatoire renforcé par action conjointe sur COX, LOX, NF-κB et cytokines.
  • Biodisponibilité de la curcumine augmentée grâce à l’effet du gingembre sur la digestion et l’absorption intestinale.
  • Antioxydants cumulés qui limitent la peroxydation lipidique et le vieillissement cellulaire.
  • Action digestive synergique avec meilleure vidange gastrique, moins de ballonnements et de tensions abdominales.
  • Efficacité accrue sur les douleurs d’arthrose par rapport à chaque épice prise séparément, dans plusieurs protocoles.

« L’association curcuma–gingembre s’impose progressivement comme une approche phytothérapeutique cohérente contre l’inflammation chronique de bas grade, en particulier dans les troubles articulaires et métaboliques. »

Immunité, infections et inflammations chroniques : l’impact du duo

Curcuma et modulation du système immunitaire

La curcumine n’agit pas uniquement sur la douleur. Elle module aussi en profondeur la réponse immunitaire. Cette action intéresse de nombreuses situations où l’organisme réagit de manière excessive ou inefficace.

Les travaux disponibles montrent notamment :

  • Stimulation de l’activité des macrophages, cellules chargées de la phagocytose et du nettoyage des substances étrangères.
  • Modulation des lymphocytes T, impliqués dans la réponse adaptative.
  • Activation des cellules NK (Natural Killer), qui surveillent les cellules anormales.

Cette régulation ne signifie pas suractivation. La curcumine tend à harmoniser la réponse immunitaire en limitant la dérive inflammatoire, ce qui offre un intérêt particulier dans les maladies auto-immunes ou les inflammations chroniques de bas grade, en accompagnement médical.

Gingembre, cytokines et protection antivirale

Le gingembre agit aussi sur le terrain immunitaire. Ses composés actifs influencent la production de cytokines, molécules de signalisation clés dans la coordination de la défense immunitaire. Cette modulation se traduit par une meilleure gestion de la réponse inflammatoire lors d’infections virales ou bactériennes bénignes.

Certains travaux pointent par ailleurs un intérêt spécifique du gingembre frais contre le virus respiratoire syncytial (RSV), avec une inhibition de l’entrée virale dans les cellules dans des modèles in vitro. Cette donnée reste exploratoire pour l’instant, mais elle va dans le sens d’un usage renforcé du gingembre en soutien du système respiratoire, surtout en saison froide.

Inflammation chronique : arthrose, asthme, diabète, auto-immunité

L’inflammation chronique de bas grade est impliquée dans de nombreuses pathologies : arthrose, asthme, diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, maladies auto-immunes. Le duo curcuma–gingembre cible plusieurs maillons de cette inflammation persistante.

Les bénéfices les plus discutés concernent :

  • Arthrose et arthrite : baisse de la douleur, raideur diminuée, meilleure mobilité chez certains patients avec des doses adaptées de curcuma (environ 3 g/j de poudre, correspondant à environ 200 mg de curcumine) combinées à des extraits de gingembre.
  • Asthme et voies respiratoires : modulation des médiateurs inflammatoires, intérêt en complément de la prise en charge médicale.
  • Diabète et prédiabète : impact sur la glycémie à jeun, la sensibilité à l’insuline et l’inflammation de bas grade associée à la résistance insulinique.
  • Maladies auto-immunes : perspective de modulation immunitaire en soutien, toujours sous contrôle médical.
Conseil pratique : sur un terrain d’inflammation chronique (douleurs articulaires, fatigue persistante, surpoids abdominal), un usage quotidien modéré de curcuma et de gingembre en cuisine, complété si besoin par une cure courte de compléments standardisés, donne souvent des résultats plus cohérents qu’un usage ponctuel à très forte dose.

Cardiovasculaire, glycémie, anti-âge : un duo protecteur global

Curcuma et protection cardiovasculaire

Le curcuma intervient à plusieurs niveaux sur la santé des artères. En agissant sur l’inflammation, l’oxydation et la fonction endothéliale, il participe à la prévention du risque cardiovasculaire, en accompagnement d’une hygiène de vie adaptée.

Les données rassemblées montrent notamment :

  • Diminution de l’oxydation du LDL-cholestérol, clé dans la formation de la plaque d’athérome.
  • Moins d’adhésion des monocytes sur la paroi artérielle, ce qui limite le développement des lésions.
  • Réduction de la prolifération des cellules de la paroi artérielle, impliquées dans l’épaississement et la rigidification vasculaire.
  • Amélioration de la fonction endothéliale, avec une meilleure production de NO (monoxyde d’azote) et donc un meilleur tonus vasculaire.
  • Prévention de l’athérome par action combinée sur l’oxydation, l’inflammation et la fonction endothéliale.

Gingembre, tension artérielle et circulation

Le gingembre intervient plutôt sur la circulation périphérique et la régulation de la pression artérielle. Certaines études montrent une baisse de la pression artérielle systolique chez des sujets hypertendus consommant du gingembre de façon régulière, en complément de leur traitement et d’une alimentation adaptée.

Son action vasodilatatrice, associée à un effet antiagrégant modéré, renforce l’intérêt du duo curcuma–gingembre pour la microcirculation et la prévention des troubles circulatoires bénins (jambes lourdes, mains froides, récupération après l’effort, en dehors des situations à risque hémorragique).

Glycémie, prédiabète et résistance à l’insuline

Curcuma et gingembre agissent aussi sur le métabolisme glucidique. En réduisant l’inflammation de bas grade au niveau du tissu adipeux et du foie, la curcumine améliore la sensibilité à l’insuline et la gestion de la glycémie.

Les effets observés incluent :

  • Baisse de la glycémie à jeun chez des sujets en surpoids ou prédiabétiques.
  • Diminution de la résistance à l’insuline grâce à un meilleur fonctionnement des récepteurs cellulaires.
  • Impact favorable en prédiabète dans plusieurs essais, avec réduction du passage vers le diabète avéré, en parallèle d’une hygiène de vie renforcée.

Le gingembre, de son côté, améliore la vidange gastrique et module l’absorption glucidique, ce qui contribue à des pics glycémiques plus modérés après les repas, surtout lorsque l’alimentation reste équilibrée.

Anti-âge, foie et détoxification

Le couple curcuma–gingembre se place au croisement de la détoxification hépatique, de la neutralisation des radicaux libres et de la lutte contre le vieillissement prématuré des tissus.

On observe notamment :

  • Effets antioxydants marqués via la neutralisation directe de radicaux libres et la stimulation des systèmes endogènes (SOD, catalase, glutathion peroxydase).
  • Soutien du foie dans ses fonctions de métabolisation des toxines et des xénobiotiques.
  • Action « anti-âge » par réduction de la glycation, de l’oxydation lipidique et de l’inflammation chronique.
À retenir : la combinaison curcuma–gingembre ne remplace jamais un traitement cardiovasculaire, antidiabétique ou anti-inflammatoire prescrit. Elle s’intègre plutôt comme un levier nutritionnel de fond, utile pour consolider le terrain métabolique et limiter la progression de l’inflammation chronique.

Digestion, nausées et confort intestinal : un duo très complémentaire

Gingembre : nausées, vomissements et transit

Le gingembre reste une référence pour les troubles digestifs fonctionnels. Ses composés piquants agissent sur les récepteurs de l’estomac et de l’intestin, avec un effet régulateur sur le péristaltisme et les sécrétions.

Les usages les mieux documentés concernent :

  • Nausées et vomissements, notamment chez la femme enceinte entre 0,5 et 1,5 g de poudre par jour (sous avis médical).
  • Mal des transports avec réduction des sensations de vertige et des vomissements.
  • Syndrome de l’intestin irritable (SII) en complément, grâce à ses effets sur les spasmes intestinaux et l’hypersensibilité digestive.

Curcuma : bile, foie et intestin

Le curcuma soutient la sphère hépatobiliaire. Il favorise la sécrétion et l’écoulement de la bile, ce qui aide la digestion des graisses et limite certaines lourdeurs post-prandiales.

Plusieurs indications ressortent :

  • Maladies inflammatoires intestinales (sous surveillance médicale), avec amélioration rapportée de certains symptômes.
  • Ballonnements et lourdeurs digestives liés à des repas gras ou copieux.
  • Soutien du foie en cas de surcharge métabolique, dans une démarche globale d’hygiène de vie.

Action digestive synergique : moins de ballonnements, meilleure assimilation

En combinant curcuma et gingembre, on agit à plusieurs niveaux du tube digestif :

  • Le gingembre régule les nausées, accélère la vidange gastrique et limite les spasmes.
  • Le curcuma soutient le foie, stimule la bile et agit sur la muqueuse intestinale.
  • La biodisponibilité de la curcumine augmente quand la digestion des graisses et des lipides est optimisée.

Ce tandem intéresse donc particulièrement les personnes sujettes aux ballonnements, aux digestions lentes ou à une hyperréactivité digestive, à condition d’adapter les doses et de rester prudent en cas de pathologie biliaire connue.

Curcuma, gingembre et cancer : éclairage épidémiologique

Les données épidémiologiques issues de l’Inde attirent l’attention sur une possible influence de la consommation régulière de curcuma dans certains cancers digestifs et hormonodépendants.

On observe notamment en Inde, par rapport à certains pays occidentaux :

  • Environ 9 fois moins de cancers du côlon.
  • Environ 5 fois moins de cancers du rein.
  • Environ 10 fois moins de cancers du sein.

Ces chiffres ne s’expliquent pas uniquement par le curcuma, mais la consommation quotidienne d’épices riches en curcumine semble contribuer à cette différence, aux côtés d’autres facteurs alimentaires, environnementaux et génétiques.

« La curcumine est étudiée pour ses effets potentiels sur la prolifération cellulaire, l’angiogenèse et l’apoptose. À ce stade, elle s’inscrit comme un outil de prévention nutritionnelle, et non comme un traitement isolé du cancer. »

Le gingembre présente aussi des pistes en cancérologie expérimentale, notamment par ses effets antioxydants, anti-inflammatoires et sur la signalisation cellulaire. L’ensemble reste toutefois en grande partie préclinique. L’usage de ces plantes dans un contexte oncologique doit toujours se faire en lien avec l’équipe médicale.

Formes, préparations et dosages : comment associer gingembre et curcuma ?

Curcuma et gingembre en cuisine du quotidien

L’intégration la plus simple repose sur l’usage culinaire. Les cuisines asiatiques utilisent depuis longtemps ce duo dans les currys, marinades, soupes, bouillons, sauces et plats mijotés.

Quelques idées d’utilisation :

  • Curry de légumes avec curcuma, gingembre frais râpé et lait de coco.
  • Soupe carotte–lentille corail parfumée au curcuma, gingembre et coriandre.
  • Marinade de poisson ou de tofu avec citron, curcuma, gingembre et huile d’olive.
  • Riz sauté aux légumes relevé avec curcuma en poudre et gingembre frais.
Astuce assimilation : la curcumine reste peu absorbée seule. Un apport conjoint en matières grasses (huile, lait végétal, noix) et en pipérine (poivre noir) augmente fortement son passage intestinal. Associer curcuma, gingembre, huile végétale et une pincée de poivre optimise la biodisponibilité.

Shots, infusions et décoctions : formats pratiques

De nombreuses personnes utilisent le duo sous forme de boissons concentrées, simples à intégrer dans une routine matinale ou en cure courte.

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Quelques préparations courantes :

  • Shot gingembre–curcuma : jus de gingembre frais, jus de curcuma ou poudre, agrumes (citron, orange), une pincée de poivre noir. Intéressant pour lancer la digestion et stimuler la circulation.
  • Infusion curcuma–gingembre façon « lait d’or » : curcuma et gingembre en poudre ou frais, lait végétal (amande, coco), poivre noir, miel. Boisson réconfortante le soir pour les articulations et la détente.
  • Décoction curcuma–gingembre–citron–miel : racines fraîches bouillies quelques minutes, puis ajout de citron et de miel après refroidissement partiel. Utilisée en soutien de l’immunité et des voies respiratoires.

Compléments alimentaires : extraits concentrés

Les compléments standardisés en curcumine et gingérols proposent des doses plus ciblées, utiles pour des objectifs précis (douleurs articulaires, inflammation chronique, glycémie, etc.). On retrouve des gélules, comprimés, ampoules, souvent associant curcuma, gingembre et poivre noir pour la biodisponibilité.

À titre indicatif, certains protocoles cliniques utilisent :

  • Curcuma : autour de 3 g/j de poudre, correspondant à environ 200 mg de curcumine, ou des extraits titrés plus concentrés en curcuminoïdes.
  • Gingembre : de 500 mg à plusieurs grammes par jour selon l’objectif (nausées, douleurs, troubles digestifs), sur des durées limitées.
Précision d’usage : les doses élevées de compléments concentrés se gèrent toujours avec un professionnel de santé, surtout en cas de prise d’anticoagulants, d’antiagrégants, d’anti-inflammatoires, de pathologie biliaire, d’ulcère ou de grossesse. Le format culinaire reste la base la plus flexible et la plus sécurisée pour un usage de fond.

Comparatif : curcuma seul, gingembre seul ou duo combiné ?

Pour mieux situer le rôle de chaque plante et l’intérêt de leur association, le tableau suivant résume les grandes orientations d’usage.

Aspect Curcuma seul Gingembre seul Duo curcuma–gingembre
Action principale Anti-inflammatoire, antioxydant, protection des articulations et du système cardiovasculaire Digestion, nausées, douleurs menstruelles, circulation périphérique Effet anti-inflammatoire renforcé, confort articulaire et digestif global
Inflammation chronique Modulation cytokines, NF-κB, COX-2, LOX Réduction prostaglandines et leucotriènes Action combinée sur plusieurs voies, meilleure efficacité ressentie en arthrose
Articulations Soulagement des douleurs d’arthrose, raideur Effet de soutien sur la douleur et la circulation Profil intéressant pour arthrose et rhumatismes d’usure
Digestion Soutien foie et bile, confort intestinal Nausées, vomissements, SII Confort digestif global, moins de ballonnements et d’inconfort
Cardiovasculaire Protection LDL, fonction endothéliale, prévention athérosclérose Baisse tension systolique, antiagrégant modéré Protection du système vasculaire, microcirculation améliorée
Glycémie Baisse glycémie à jeun, meilleure sensibilité à l’insuline Modération des pics post-prandiaux via la digestion Stratégie de terrain en prédiabète avec hygiène de vie adaptée
Antioxydants Curcuminoïdes ~40 antioxydants (gingérols, shogaols) Synergie antioxydante et anti-âge

Marché, tendances et perspectives autour du duo gingembre–curcuma

Un marché du gingembre en forte croissance

Le marché mondial du gingembre connaît une expansion soutenue, portée par l’alimentation, les boissons et le secteur santé-bien-être. Les données récentes indiquent :

  • Un marché estimé autour de 4,3–4,5 milliards USD en 2024.
  • Une projection à environ 6 milliards USD en 2027.
  • Des estimations entre 6,02 et 7,2 milliards USD en 2033, puis 9,01 milliards USD en 2034 et 9,82 milliards USD en 2035.

Les taux de croissance annuels composés (TCAC) se situent entre 4,7 % et 9,05 % selon les segments et les périodes, avec un segment boissons dépassant 8 %. Les shots fonctionnels, les thés glacés au gingembre et les boissons bien-être contribuent fortement à cette dynamique.

Huile de gingembre et dérivés : un secteur spécifique

Le marché de l’huile essentielle de gingembre suit une trajectoire distincte, tirée par la cosmétique, l’aromathérapie et l’industrie alimentaire. Les projections parlent d’un marché autour de 13,16 milliards USD en 2026 pour atteindre près de 18,86 milliards USD en 2035. Cette croissance illustre l’intégration de plus en plus fréquente du gingembre dans les formulations produits (boissons, barres, compléments, cosmétiques).

Production mondiale : Inde, Chine et nouvelles origines

Sur le plan agricole, quelques pays dominent la scène :

  • Inde et Chine restent les principaux exportateurs, avec une production chinoise en progression d’environ +15 %.
  • Le Pérou subit une baisse de croissance, tandis que le Brésil et la Thaïlande montent en puissance.
  • En Europe, un excédent important de gingembre exerce une pression à la baisse sur les prix, notamment aux Pays-Bas et en Italie, avec un impact direct sur les tarifs en France.

Le gingembre bio affiche une demande soutenue, même si les exportations reculent dans certaines zones, en partie à cause des contraintes logistiques et de la variabilité régionale de l’offre.

Tendances de consommation : Europe, France, Allemagne

La consommation européenne suit un rythme saisonnier, avec une hausse nette en saison froide liée aux boissons chaudes, aux tisanes et aux recettes immunité. En parallèle, la popularité des cuisines asiatiques et fusion ancre le duo gingembre–curcuma dans les habitudes alimentaires.

Dans le détail :

  • En France, le marché progresse à la rentrée et dans l’industrie agroalimentaire, avec de plus en plus de produits prêts à consommer à base de gingembre et de curcuma (shots, smoothies, soupes, plats préparés).
  • En Allemagne, la demande grand public reste stable mais tendanciellement orientée à la hausse côté industriel.
  • Les secteurs clés sont l’alimentation, les boissons et la nutrition santé, avec des formulations centrées sur l’inflammation, l’immunité et la digestion.
Perspective : la combinaison curcuma–gingembre s’installe comme un « duo signature » dans les gammes bien-être : shots matinaux, infusions articulations, mélanges detox, barres fonctionnelles. Les marques qui maîtrisent les dosages, la qualité des extraits et la cohérence des allégations construisent une offre durable.

Précautions, limites et bonnes pratiques d’utilisation

Situations nécessitant un avis médical

Malgré leur image d’épices du quotidien, curcuma et gingembre exercent de vraies actions pharmacologiques. Certains contextes imposent donc un accompagnement médical avant d’augmenter les doses ou d’utiliser des compléments concentrés :

  • Traitements anticoagulants ou antiagrégants (AVK, DOAC, aspirine, etc.).
  • Pathologies biliaires (calculs, obstruction des voies biliaires).
  • Ulcères gastriques ou duodénaux, gastrites sévères.
  • Grossesse et allaitement, surtout pour les doses de compléments.
  • Maladies auto-immunes sous immunosuppresseurs.
  • Traitements anticancéreux en cours.

Effets secondaires possibles

Aux doses culinaires, les effets indésirables restent rares. En revanche, des compléments concentrés et des shots très dosés provoquent parfois :

  • Reflux acides ou brûlures d’estomac.
  • Douleurs abdominales ou diarrhées.
  • Réactions cutanées chez les personnes sensibilisées.
  • Interaction avec des médicaments (coagulation, glycémie, tension).
Bon sens d’utilisation : commencer par un usage culinaire régulier, puis augmenter progressivement vers des formes concentrées si le besoin se confirme et si le contexte médical le permet. Les cures intenses sur quelques semaines se gèrent toujours avec un professionnel, surtout en présence de traitements chroniques.

Aller plus loin : autres plantes complémentaires du duo curcuma–gingembre

Le duo curcuma–gingembre s’intègre facilement dans des stratégies phytothérapeutiques plus complètes, associant d’autres plantes ciblant l’inflammation, la digestion ou l’immunité.

Pour approfondir l’action du curcuma, un dossier complet sur les bienfaits du curcuma permet d’explorer en détail son rôle sur les articulations, le cerveau, le foie et la glycémie, ainsi que les formes les mieux assimilées.

Le gingembre, de son côté, s’associe bien à d’autres plantes digestives et circulatoires. Les vertus du gingembre offrent un panorama plus large de ses usages, des nausées de la grossesse à la prévention des infections hivernales.

Dans une approche ciblée sur l’inflammation chronique, intéresser le lecteur aux autres plantes anti-inflammatoires ouvre aussi la porte à des combinaisons personnalisées : harpagophytum, boswellia, reine-des-prés, ortie, en fonction du terrain, de l’âge et des traitements en cours.

« La cohérence d’un programme à base de curcuma et de gingembre repose moins sur la recherche d’une dose unique que sur l’intégration quotidienne dans l’alimentation, la qualité des extraits utilisés et l’adaptation au contexte métabolique de chacun. »

En adoptant ce duo sur le long terme, dans une alimentation riche en végétaux, pauvre en sucres ultra-transformés et avec une activité physique régulière, le curcuma et le gingembre deviennent de véritables alliés de terrain pour réguler l’inflammation, soutenir les défenses et préserver le capital articulaire et cardiovasculaire.

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1 remarques sur « Gingembre et curcuma ensemble : les bienfaits du duo santé »

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