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- 148 plantes médicinales libérées : de quoi parle-t-on exactement ?
- Contexte juridique : comment les 148 plantes ont été libérées ?
- La liste officielle des 148 plantes médicinales libérées : structure et grandes familles
- 148 plantes libérées et tisanes : un marché en plein développement
- 148 plantes libérées et compléments alimentaires : un cadre très balisé
- Production agricole : l’essor des cultures de plantes médicinales et aromatiques
- Réglementation 2026 : nouvelles règles européennes pour les plantes et produits végétaux
- 148 plantes libérées, médecins et pharmaciens : quelles positions ?
- Comparatif : plantes médicinales libérées, médicament, aliment et complément
- Conseils d’usage des plantes libérées : bonnes pratiques et limites
- Herboristeries, magasins spécialisés et e-commerce : la nouvelle vie des 148 plantes libérées
- 148 plantes libérées, voyage et biodiversité : une ouverture vers d’autres univers
Les 148 plantes médicinales libérées du monopole pharmaceutique ont profondément modifié le paysage de la phytothérapie en France. Derrière ce chiffre se cache un cadre juridique précis, une liste officielle évolutive et des enjeux économiques considérables pour les herboristes, les producteurs et les consommateurs.
Entre liberté de vente, contraintes réglementaires, promesses de bien-être et risques de dérives, ces plantes occupent une place charnière entre médicament et aliment. Comprendre leur statut réel, leurs usages autorisés et leurs limites permet d’éviter les confusions… tout en profitant pleinement de leur potentiel.
| Catégorie thérapeutique | Exemples de plantes libérées | Usages principaux | Précautions clés |
|---|---|---|---|
| Digestion & confort intestinal | Menthe poivrée, fenouil, gingembre | Ballonnements, nausées, digestion lente | Éviter chez les personnes souffrant de reflux sévère ou ulcères |
| Stress & sommeil | Mélisse, passiflore, aubépine | Apaisement, anxiété légère, endormissement | Peut potentialiser les traitements sédatifs |
| Immunité & prévention | Échinacée, thym, sureau | Renforcement immunitaire, infections ORL | Déconseillé dans les maladies auto-immunes |
| Peau & beauté | Calendula, pensée sauvage, bardane | Peau sensible, imperfections, irritations | Attention aux allergies chez les sensibles aux astéracées |
| Énergie & vitalité | Ginseng, romarin, ortie | Tonique général, fatigue passagère | Éviter en cas d’hypertension sévère (ginseng, romarin) |
148 plantes médicinales libérées : de quoi parle-t-on exactement ?
En France, les plantes médicinales relèvent d’une organisation juridique très structurée. Historiquement, leur vente au détail relevait du monopole pharmaceutique : seules les pharmacies avaient le droit de les délivrer lorsqu’elles étaient présentées avec une intention thérapeutique.
Guide des plantesLavande : tous les bienfaits santé de cette plante aux multiples usagesDeux grands mouvements ont progressivement desserré cette contrainte :
- Le décret de 1979 qui a autorisé la vente libre de 34 plantes médicinales hors pharmacie.
- Le décret de 2008 qui a élargi considérablement cette liste pour atteindre 148 plantes libérées, commercialisables en herboristeries, magasins bio, GMS ou en vente directe producteur.
Parallèlement, la Pharmacopée française recense aujourd’hui 454 plantes en liste A (usage thérapeutique courant) et 156 en liste B (toxicité avérée ou potentielle), soit 610 monographies officielles. Les 148 plantes libérées s’insèrent dans ce cadre : ce ne sont pas des plantes « sans statut », mais des espèces bénéficiant d’un régime de vente assoupli en dehors des pharmacies.
Contexte juridique : comment les 148 plantes ont été libérées ?
Du monopole pharmaceutique à l’ouverture progressive
Le monopole pharmaceutique encadre la vente des plantes lorsqu’elles sont proposées comme médicaments ou présentées avec une visée de traitement, prévention ou guérison. Toute infraction expose à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 75 000 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement. Ce cadre pénal s’applique encore aujourd’hui.
Pour tenir compte de l’usage traditionnel des plantes et de la demande du public, le législateur a organisé une libéralisation partielle. Deux jalons structurent ce mouvement :
- Décret de 1979 : 34 plantes, principalement utilisées en infusion ou en usage alimentaire, ont été sorties du monopole pour autoriser leur vente hors pharmacie.
- Décret de 2008 : 148 plantes médicinales supplémentaires ont été libérées, en tenant compte de la sécurité, des usages traditionnels, et de la possibilité de les employer en compléments alimentaires.
Au total, la France se retrouve avec une liste officielle de 148 plantes libérées, pouvant être commercialisées en vrac, en sachets, en mélanges d’infusions ou intégrées à des compléments, sous réserve du respect des autres réglementations (hygiène, allégations, sécurité).
Articulation avec la Pharmacopée et les compléments alimentaires
La Pharmacopée française n’a pas été abrogée par cette ouverture. Elle continue de fixer les monographies de 610 plantes : définition de la drogue végétale, critères d’identité, pureté, teneurs en principes actifs, contaminations acceptables, etc.
En parallèle, une nomenclature officielle des plantes autorisées dans les compléments alimentaires a été établie. Elle recense aujourd’hui :
- 541 plantes autorisées dans la composition des compléments alimentaires ;
- 148 plantes spécifiquement autorisées comme ingrédients à part entière de compléments alimentaires ;
- 118 plantes suivies dans la base de données de l’ANSES (2023) pour la toxicovigilance ;
- 64 plantes détaillées dans le Vidal de phytothérapie, destiné surtout aux prescripteurs.
Les 148 plantes libérées circulent donc à l’intersection de ces dispositifs : elles sont souvent à la fois médicinales, alimentaires et complémentaires, selon la forme, la dose et le discours qui les accompagne.
« L’approche par monographie permet une maîtrise plus fine des risques que la simple distinction médicament / aliment. » – Commentaire d’un pharmacologue spécialiste des produits de santé naturels.
La liste officielle des 148 plantes médicinales libérées : structure et grandes familles
Les 148 plantes libérées sont mentionnées dans l’annexe du décret de 2008 et dans les textes subséquents. Pour un lecteur non juriste, la liste brute reste peu parlante. L’intérêt consiste à la structurer par grandes familles d’usages et par formes de consommation.
On retrouve notamment :
- des plantes digestives (amers, carminatives, cholagogues) ;
- des plantes respiratoires (expectorantes, adoucissantes) ;
- des plantes du système nerveux (relaxantes, adaptogènes) ;
- des plantes diurétiques et d’élimination ;
- des plantes pour la vie quotidienne (infusions bien-être, confort féminin, circulation).
La majorité figure déjà dans la Pharmacopée en liste A, avec un profil de sécurité maîtrisé lorsqu’elles sont utilisées dans les doses usuelles. Certaines, plus délicates, relèvent d’un usage traditionnel encadré, parfois avec des restrictions de parties de plante ou de durée de prise.
148 plantes libérées et tisanes : un marché en plein développement

Infusions et tisanes : la porte d’entrée des plantes libérées
Les tisanes constituent la forme d’usage la plus répandue pour les plantes libérées. En France, la consommation reste soutenue : en 2024, 68 % des adultes boivent une tisane au moins une fois par semaine. Une part significative de ces infusions repose sur les espèces de la liste libérée.
Les chiffres illustrent cette dynamique :
- 150 tonnes d’infusions et tisanes vendues en pharmacie ;
- un marché des infusions à 16 millions d’euros en 2021, avec une croissance en valeur de 11,5 % et en volume de 7,5 % entre 2019 et 2021 ;
- en GMS, les infusions représentaient déjà 3 378 tonnes en 2014, avec une progression régulière depuis.
Les mélanges « digestion légère », « nuit tranquille », « circulation » ou « détox » s’appuient largement sur des plantes du décret de 2008, parfois combinées à des espèces alimentaires aromatiques (verveine odorante, menthe poivrée, réglisse, etc.).
Pharmacie, parapharmacie, GMS : qui vend quoi ?
Le canal de vente conditionne la façon dont les plantes libérées sont présentées au public. Quelques repères :
- Pharmacies : maintien d’un positionnement santé, sélection de gammes standardisées, conseil délivré par le pharmacien ou le préparateur.
- Parapharmacies : mise en avant de compléments alimentaires, d’infusions bien-être, d’huiles essentielles en libre-service.
- GMS et magasins bio : volumes élevés pour les infusions de grande consommation, mise en avant de labels (AB, équitable, filières locales).
En 2017, les ventes d’infusions en parapharmacie représentaient déjà 8,3 tonnes, tandis que la pharmacie concentrait une part importante des ventes d’aromathérapie (206 millions d’euros en 2022). La frontière entre tisane bien-être et phytothérapie reste donc ténue.
148 plantes libérées et compléments alimentaires : un cadre très balisé
Des ingrédients végétaux de plus en plus utilisés
Le marché français des compléments alimentaires à base de plantes affiche une évolution constante. En 2022, il pesait 2,14 milliards d’euros, et 2,31 milliards en 2023, soit une croissance annuelle proche de 4 %. Les plantes libérées alimentent largement cette progression, notamment sous forme de :
- gélules de poudre ou d’extrait sec ;
- ampoules buvables ;
- solutions buvables, gouttes, macérats glycérinés (gemmothérapie) ;
- complexes « minceur », « défenses naturelles », « articulations », « circulation ».
En pharmacie, la répartition des formes galéniques illustre bien les préférences du public :
- 69 % des ventes en gélules ;
- 25 % en ampoules ;
- 4 % en solutions ;
- 2 % en gemmothérapie.
Les gélules dominent, car elles apportent une dose standardisée, un usage simple, sans goût ni odeur marquée. Les plantes libérées y trouvent une place logique, notamment pour les usages répétitifs ou prolongés.
Allégations de santé et limites de discours
Les compléments à base de plantes restent soumis au cadre européen sur les allégations de santé. Une plante libérée ne peut pas être présentée comme un médicament si elle n’a pas obtenu d’AMM. Les fabricants s’appuient sur des allégations « botaniques », parfois en attente d’évaluation définitive, en respectant une formulation prudente.
Sur les emballages, on rencontre ainsi des formulations du type :
- « contribue au confort digestif » ;
- « participe au bien-être articulaire » ;
- « favorise la relaxation » ;
- « soutient les défenses naturelles ».
La ligne rouge se situe au moment où un discours laisse entendre une action curative ou préventive sur une maladie avérée. Ce type de promesse fait basculer le produit dans la catégorie des médicaments, même si la plante provient de la liste des 148 libérées.
Production agricole : l’essor des cultures de plantes médicinales et aromatiques
Une progression spectaculaire des surfaces cultivées
L’extension de la liste des plantes libérées a accompagné l’essor des cultures de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM). Entre 2016 et 2023, les surfaces cultivées en France ont progressé de manière très marquée :
| Année | Surfaces PPAM (ha) |
|---|---|
| 2016 | 21 000 |
| 2017 | 51 089 |
| 2021 | 67 462 |
| 2022 | 64 887 |
| 2023 | 16 810 (sur certaines catégories spécifiques recensées) |
Sur la période 2016–2023, l’évolution atteint +1017 % pour certaines catégories de surfaces recensées, signe d’un dynamisme remarquable. Les 148 plantes libérées alimentent cette croissance en offrant des débouchés économiques hors pharmacie : herboristeries modernes, ateliers de transformation artisanale, marques de tisanes bio, compléments alimentaires à base de plantes locales.
Un marché global très diversifié
Les plantes libérées irriguent plusieurs segments de marché :
- Compléments alimentaires : 2,31 milliards d’euros en 2023.
- Aromatique alimentaire : 624 millions d’euros en 2022, 631 millions en 2023.
- Cosmétique naturelle et bio : environ 900 millions d’euros.
- Infusions en GMS : 181 millions d’euros en 2023.
Certaines espèces issues de la liste des 148 jouent sur plusieurs tableaux : infusion bien-être, complément alimentaire, ingrédient aromatique, extrait pour cosmétique. Le statut de « plante libérée » agit ainsi comme un levier de valorisation multifilière.
« La relance des cultures de plantes aromatiques et médicinales favorise la diversification des exploitations, la relocalisation de matières premières et la création de valeur ajoutée en milieu rural. » – Témoignage d’un groupement de producteurs de PPAM.
Réglementation 2026 : nouvelles règles européennes pour les plantes et produits végétaux
Le règlement (UE) 2024/2612 et ses effets attendus
À partir du 1er mai 2026, le règlement (UE) 2024/2612 entre en application avec pour objectif une harmonisation européenne du marché des produits végétaux, estimé à environ 15 milliards d’euros. Les 148 plantes libérées ne sont pas directement remises en cause, mais leur circulation intra-européenne se trouve impactée.
Ce règlement introduit notamment :
- un renforcement du passeport phytosanitaire pour certains flux ;
- des règles de traçabilité plus strictes ;
- une meilleure coordination entre États membres sur la surveillance des risques.
Les nouvelles dispositions visent aussi une réduction de 30 % des coûts de mise en conformité grâce à un passeport phytosanitaire harmonisé. Les producteurs de plantes médicinales bénéficient ainsi d’un cadre plus lisible pour l’exportation, au prix d’exigences accrues en matière de contrôle sanitaire.
Suspensions d’importations et sécurité sanitaire
Les mises à jour réglementaires prévoient également la possibilité de suspensions d’importations pour certaines origines ou espèces en cas de risque phytosanitaire identifié. Ce point concerne directement les filières qui importent des plantes médicinales exotiques pour les intégrer à des mélanges d’infusions ou à des compléments contenant des plantes libérées.
Guide des plantesLavande en tisane : comment la préparer et ses bienfaits relaxantsPour les acteurs français, cette évolution renforce l’intérêt d’un approvisionnement local ou européen, avec des filières tracées et des cahiers des charges rigoureux. Les 148 plantes libérées issues de cultures françaises ou européennes se trouvent ainsi mises en avant, notamment dans les gammes mettant en avant l’origine et la transparence.
148 plantes libérées, médecins et pharmaciens : quelles positions ?
Une demande de conseil très forte du public
Les enquêtes de consommation montrent une appétence marquée pour les solutions végétales. En 2024, 7 adultes sur 10 déclarent avoir déjà remplacé un médicament par une plante médicinale dans une situation donnée. Ce comportement s’appuie souvent sur les plantes libérées, disponibles sans ordonnance.
Les professionnels de santé se retrouvent sollicités sur plusieurs points :
- compatibilité entre plantes et traitements en cours ;
- choix de la forme (tisane, extrait sec, teinture) ;
- durée d’utilisation ;
- interactions et contre-indications (grossesse, allaitement, pathologies chroniques).
Malgré cette demande, 88 % des pharmaciens estiment que le réseau n’est pas encore suffisamment structuré pour répondre à toutes les attentes en matière de conseil en phytothérapie. Les 148 plantes libérées circulent massivement hors pharmacie, ce qui complique leur suivi et l’accompagnement des usagers.
Phytothérapie, aromathérapie, gemmothérapie : un écosystème cohérent
Les plantes libérées s’intègrent dans un univers plus large de thérapeutiques naturelles :
- Phytothérapie : utilisation de la plante entière ou de ses extraits standardisés.
- Aromathérapie : usage des huiles essentielles, dont certaines proviennent d’espèces également listées parmi les 148 plantes libérées.
- Gemmothérapie : macérats de bourgeons, jeunes pousses ou radicelles.
En pharmacie et parapharmacie, les ventes de ces segments progressent :
- Aromathérapie pharmacie : 181,7 millions d’euros (2017), 206 millions (2022).
- Aromathérapie parapharmacie : 29 millions d’euros.
- Complexes de plantes : plus de 123 millions d’euros en pharmacie, 18,15 millions en parapharmacie.
- Phytothérapie en pharmacie : 96,7 millions d’euros (2015), 100,4 millions (2016), 101,6 millions (2017) avec une croissance d’environ 1,16 % en pharmacie et 11 % en parapharmacie entre 2016 et 2017.
Les professionnels tentent d’intégrer ces approches au sein de parcours de soin plus larges, tout en conservant une prudence scientifique sur les indications, la qualité des preuves cliniques et les risques d’interactions.
« La plupart des effets indésirables graves surviennent lorsqu’une plante libérée est utilisée sans tenir compte du traitement de fond du patient, notamment les anticoagulants, les immunosuppresseurs ou certains psychotropes. » – Avis d’un médecin phytothérapeute.
Comparatif : plantes médicinales libérées, médicament, aliment et complément
Pour se repérer, il reste utile de comparer les différents statuts possibles d’un même végétal. Une plante issue de la liste des 148 peut en effet être : un aliment, un complément alimentaire, un médicament à base de plantes ou une matière première pharmaceutique, selon le contexte.
| Statut | Exemple d’usage | Encadrement principal | Canal de vente |
|---|---|---|---|
| Aliment / boisson | Infusion vendue en GMS « tisane bien-être » | Droit alimentaire, hygiène, étiquetage | GMS, magasins bio, vente directe |
| Complément alimentaire | Gélules d’extrait de plante libérée | Règlementation compléments, allégations de santé | Pharmacie, parapharmacie, magasins spécialisés, en ligne |
| Médicament à base de plantes | Spécialité avec AMM, indication précise | Code de la santé publique, AMM, pharmacovigilance | Uniquement pharmacie |
| Plante médicinale vrac (libérée) | Plante sèche conditionnée en sachet pour infusion | Décret de libéralisation, règles d’hygiène et d’étiquetage | Herboristerie, magasins bio, GMS, vente directe |
La même espèce végétale navigue donc entre plusieurs catégories. L’enjeu pour le consommateur consiste à identifier à la fois le statut juridique du produit et le niveau de contrôle associé (AMM, déclaration à la DGCCRF, contrôle interne, certification bio, etc.).
Conseils d’usage des plantes libérées : bonnes pratiques et limites
Évaluation personnelle avant utilisation
Avant d’introduire une plante de la liste libérée dans le quotidien, quelques réflexes structurent une démarche prudente :
- Clarifier l’objectif : confort passager, soutien ponctuel, ou problème de santé installé.
- Vérifier le contexte médical : maladies chroniques, grossesse, allaitement, traitements en cours.
- Choisir une forme adaptée : tisane, gélule, macérat, en fonction de la durée et de l’adhésion.
- Commencer par les doses usuelles, issues des recommandations officielles ou d’ouvrages de référence sérieux.
Une consultation médicale s’impose dès que la plante est utilisée pour un symptôme durable, intense, ou chez des personnes fragiles (enfants, personnes âgées, pathologies lourdes).
Signaux d’alerte à surveiller
Certaines plantes de la liste peuvent déclencher des effets indésirables en cas de dose trop élevée ou de terrain particulier. Quelques signaux incitent à stopper la prise et à demander un avis médical :
- réaction cutanée, démangeaisons, urticaire ;
- nausées, vomissements, douleurs abdominales sévères ;
- palpitations, vertiges, malaise ;
- saignements inhabituels (en particulier avec certains fluidifiants sanguins) ;
- troubles du sommeil marqués ou agitation.
Dans ces situations, mentionner toujours la plante consommée, la forme, la dose et la durée d’utilisation au professionnel de santé consulté.
Herboristeries, magasins spécialisés et e-commerce : la nouvelle vie des 148 plantes libérées
Renaissance du modèle herboriste
L’ouverture de la vente des 148 plantes a favorisé la renaissance des herboristeries modernes. Ces boutiques, physiques ou en ligne, proposent :
- des plantes en vrac issues de la liste libérée ;
- des mélanges d’infusions « maison » ;
- des préparations à base de macérats, teintures, gélules ;
- un conseil orienté vers le bien-être et l’autonomie.
Ce retour s’effectue malgré l’absence de statut légal d’herboriste, abrogé en 1941 et jamais recréé. Les acteurs du secteur fonctionnent donc avec des compétences souvent solides, mais sans reconnaissance professionnelle officielle, ce qui alimente régulièrement le débat public.
Vente en ligne : opportunités et dérives
Le commerce électronique amplifie encore la diffusion des plantes libérées. Il offre une large accessibilité, mais expose également à des risques :
- produits sans traçabilité claire ou sans étiquetage complet ;
- allégations de santé non conformes, sur des sites hébergés à l’étranger ;
- contrefaçons ou substitutions d’espèces ;
- absence de conseil individualisé.
Une vigilance particulière s’impose dès que l’on s’éloigne des circuits identifiés (pharmacies, magasins bio réputés, sites français déclarés). Les 148 plantes libérées restent des ressources puissantes, qui nécessitent un minimum de garanties sur la qualité et l’origine.
148 plantes libérées, voyage et biodiversité : une ouverture vers d’autres univers
Les plantes médicinales libérées s’inscrivent dans un rapport renouvelé au vivant. Elles dialoguent avec d’autres thématiques, notamment lorsqu’on s’intéresse à la nature en voyage et aux relations entre humains et milieux naturels. Lorsqu’on organise un séjour dans des régions sauvages, la question des animaux dangereux en voyage se pose par exemple en parallèle de l’usage des plantes locales pour les petits maux du quotidien.
Dans certaines zones du globe, les faunes endémiques et les flore médicinales traditionnelles se côtoient. En Tasmanie ou en Nouvelle-Zélande, la découverte de la biodiversité passe à la fois par l’observation de la faune – dont certains animaux dangereux en Tasmanie – et par la rencontre avec les plantes utilisées par les populations locales. La France, avec ses 148 plantes libérées, s’insère elle aussi dans ce mouvement mondial de redécouverte encadrée des ressources végétales.
Lorsqu’on aborde la nature australienne ou néo-zélandaise, la question des animaux dangereux en Nouvelle-Zélande s’articule avec celle de la sécurité en randonnée, du respect des écosystèmes, et des pratiques traditionnelles autour des plantes. L’usage responsable des 148 plantes libérées s’intègre dans cette même logique : tirer parti des ressources naturelles sans sous-estimer les risques, ni pour la santé humaine, ni pour les milieux.





